Faut-il éviter l’huile de coco ?

L’huile de coco est obtenue à partir de la chair de la noix de coco, le coprah. C’est un tissu de réserve extrêmement riche.

De la matière grasse

Contrairement à la noix de coco qui est riche en fibres et en nutriments, l’huile de coco (ou de coprah) en est vide ou presque. Ce n’est pour ainsi dire que de la matière grasse. Sa charge calorique est de 900 kcal. pour 100g (contre 700 à 750 kcal. en moyenne pour le beurre ou la margarine).

Cette huile est très riche en acides gras saturés. Ce sont eux qui lui permettent de rester solide à température ambiante et de supporter la cuisson à haute température. C’est la raison pour laquelle l’huile de coco est souvent utilisée à la place de la margarine, qui contient presque toujours de l’huile de palme.

Éviter les acides gras trans

Le problème de l’huile de palme (en plus d’être un désastre pour l’environnement) est qu’elle est presque toujours hydrogénée. Cela signifie que les acides gras insaturés sont transformés pour aider à la solidification. Cela produit des acides gras trans aux effets délétères pour la santé cardiovasculaire. L’huile de coco (ou coprah) utilisée dans l’industrie est également presque tout le temps hydrogénée, au même titre que l’huile de palme.

Utiliser une huile de coco vierge (extraite à froid) permet d’obtenir une texture grasse solide tout en évitant les acides gras insaturés trans.

Des triglycérides à chaînes moyennes

Un argument souvent évoqué en faveur de l’huile de coco est qu’une partie (environ la moitié) de ses acides gras saturés sont des triglycérides à chaînes moyennes. Cela contrairement aux triglycérides à longues chaînes formant généralement les acides gras saturés.

La particularité des triglycérides à chaînes moyennes serait d’être directement absorbés par le foie et disponibles pour le métabolisme, plutôt que de participer au stockage en graisse de l’organisme [1].

C’est la raison pour laquelle il peut éventuellement être intéressant d’en consommer dans le cadre du sport. D’autant plus que sa densité calorique élevée permet un apport important avec seulement une cuillère à soupe.

Pour autant, ces  triglycérides à chaînes moyennes ne représentent que la moitié des acides gras saturés de l’huile de coco. Elle reste donc très riche en acides gras saturés qui ne sont pas à chaîne moyenne, et sont donc à éviter.

Dans les cas autres que la préparation avant le sport, il est certainement mieux d’éviter l’huile de coco, au même titre que les autres matières grasses transformées et riches en acides gras saturés.

À consommer avec modération

Si, malgré tout, les vegans choisissent souvent l’huile de coco en pâtisserie (pour la texture et à la place de la margarine), il faut tout de même avoir conscience de sa densité calorique et n’en consommer que de manière épisodique et mesurée.

L’huile de coco ne doit pas être confondue avec le lait de coco, bien plus utile dans la cuisine de tous les jours. Celui-ci est assez riche en graisses (25 % dont 16 % d’acides gras saturés) mais il a l’avantage d’être également riche en nutriments (fer, manganèse, cuivre, phosphore, etc.)… et d’avoir goût de noix de coco !

Une vidéo

Voici pour finir une petite vidéo issue de NutritionFacts.org et sous-titrée en français à propos des effets supposés bénéfiques vantés par les promoteurs de l’huile de coco.

[ Vous trouverez sur ce lien une autre vidéo à propos des effets supposés de l’huile de coco pour la guérison de la maladie d’Alzheimer. Elle est sous-titrée uniquement en anglais ]

 

[1] Medium Chain Triglyceride Oil Consumption as Part of a Weight Loss Diet Does Not Lead to an Adverse Metabolic Profile When Compared to Olive Oil : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2874191/