Les facteurs ralentissant l’absorption de l’iode (facteurs goitrigènes)

Les facteurs goitrigènes sont des éléments pouvant ralentir le fonctionnement de la glande thyroïde en l’empêchant d’absorber l’iode correctement. Ils peuvent être d’origine alimentaire, mais aussi environnementale.

Comment agissent-ils ?

Ils peuvent interférer sur le transport actif de l’iode (inhibition compétitive), son organification, sur la synthèse et la libération des hormones thyroïdiennes ou sur les récepteurs périphériques des hormones.

Dans quels aliments les trouve-t-on ?

Les aliments concernés sont notamment les choux (chou de Bruxelles, chou-fleur, brocoli, etc.) les feuilles de moutarde, le rutabaga, le radis, le navet, la patate douce, les arachides, le millet, le soja. Le manioc en est le plus riche.

Les facteurs goitrigènes dans les aliments peuvent être des thiocyanates ou des flavonoïdes.

Les nitrates sont également suspectés d’être facteur goitrigènes, tout comme les perchlorates (issues de l’industrie, de l’agriculture ou des essais militaires) pouvant polluer les eaux.

Comment y remédier ?

Les facteurs goitrigènes de ces aliments contribuent à augmenter les besoins en iode, mais sans que cela ne soit déterminé ou défini de manière fiable par les autorités sanitaires en France.

Si l’apport en iode est suffisant, ces facteurs ne semblent pas représenter un problème. Il y a cependant des cas très spécifiques dans certaines régions du monde comme la consommation importante de Manioc en Afrique centrale.

Les vegans consomment normalement beaucoup de végétaux. Il doivent donc s’assurer d’un bon apport en iode afin d’écarter les risques.

Les fumeurs et les fumeurs passifs sont encore plus exposés aux facteurs goitrigènes (en raison du cyanure des cigarettes).

Des carences en sélénium et en fer peuvent interférer de manière négative sur le métabolisme de l’iode.

Enfin, l’excès d’iode lui-même a un effet perturbant le fonctionnement de la glande thyroïde. C’est justement cet effet qui est utilisé pour pallier au risque d’irradiations lors d’un accident nucléaire. Des pastilles d’iode (iodure de potassium) sont distribuées justement pour saturer la thyroïde et empêcher l’iode radioactif de s’y accumuler.